[Récit] Anima Genesis.

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[Récit] Anima Genesis.

Message par Léaxxaél le Jeu 26 Mai - 13:46

Salut les geeks, je viens poster un récit, j'avais envie.
1) on ne déplace pas dans la partie privée, j'écris pour faire partager, pas pour que ça finisse dans les oubliettes du forum.
2) vous avez le droit de me faire des compliments, tout message ne comportant pas au moins quatre compliments sera effacé. (XD)
3) Je vous aime tous.
4) Voici donc l'histoire du passé d'aazzlaaroth (depuis le temps qu'on l'attendait celle là), avant qu'il ne meurt, et avant qu'il ne devienne le sinistre collecteur totalement cramé que nous aimons tous.

enjoy or die.



Anima genesis, Le collecteur d’âmes.


J’avais autrefois une vie qui m’appartenais, une vie que j’apparente maintenant à un rêve, cet éclat lumineux au fond de mon cœur, qui lui donnait toute sa chaleur. Cette lueur azurée qui ne doit jamais s’éteindre, elle est plus importante que la vie en elle-même, et pour cause : elle EST la vie, sa raison d’être.
La vie, cette chose que sans le savoir j’adorais plus que tout, m’a été retiré. Pourtant j’erre encore entre deux mondes, passager des dimensions, rejeté par la vie, n’acceptant pas sa mort.
J’attends une échéance qui ne viendra pas et j’accompagne désormais le flot infini du temps dans sa progression.
Je pleure à présent cette vie que l’on m’a forcé à abandonner, je pleure maintenant mon avenir inexistant. Prisonnier du présent, de mes angoisses. Je peux voir mon désespoir gravé sur les restes de mes bras. C’est pour apaiser cette souffrance que je suis ce que je suis, que je fais ce que je fais. A ceux qui m’ont pris la vie, qui me déteste pour ce que je suis, qui me traquent sans relâche, dois-je vous aimer pour ce que vous faites ? Ô colère de la lumière qui s’est abattue sur les miens, je suis à présent relevé, aigri, souillé, brûlant des flammes de la rancœur, et je viens réclamer le prix du sang.

« Merci à tous ceux si pitoyables, qui voudraient me voir enterré. Je suis le prisonnier de mes plus vieilles angoisses, je le vois sur mes bras. Dans la splendeur du néant, penseur misanthrope, j’incarnerais à ma manière la justice. Merci à vous encore une fois, de me mépriser.»



Il pleut aujourd’hui sur les maleterres. Putain de mois de Mai. Mandaté pour soutenir le front et barrer la route du Fléau qui ravager l’Est de Lordaeron, j’avais pour mission d’escorter un ravitaillement qui devait partir du monastère des Clairières de tirisfal jusqu’à Atrêval.
Je n’étais pas tant enchanté que ça, je voulais juste finir cette mission au plus vite, la compagnie des écarlates ne me convenait que très peu. Ces brutes ignares et sanguinaires pour qui absolution rimait avec châtiment. Des bêtes, mues par leurs bas instincts. Alors que je détestais la mondanité de la cour de Hurlevent, il me tardait de rentrer. Mon Ifalna m’attendait ainsi que ma petite prunelle. Ifalna, ma chère et tendre, et Frey, ma fille, les deux femmes de ma vie. Bien que d’un rationnel exacerbé, je ne pouvais pas leur résister, et mes sentiments défiaient toute logique concernant celles qui constituaient à présent ma famille et ma vie. J’avais également abandonné mon laboratoire, et laissé mes traités métaphysiques en attente. Il me tardait de rentrer.

Il fallait que je continue mes travaux sur la nature de l’âme. Mes recherches avaient énormément avancées, et j’allais peut être résoudre un des mystères du monde. De quoi est faite une âme ? Persiste-t-elle après la mort ? Nous autres, pratiquants des arts noirs, pouvons enfermer une partie d’une âme dans un cristal d’une pureté inégalable, alors y a-t-il une composante matérielle et quantifiable à l’âme ? Et pourquoi tous les fragments d’âmes ont-ils un défaut, comme si la perfection n’était pas possible. ?
Toutes ces questions me taraudaient, et je brûlais d’impatience de rentrer réfléchir au calme.
On vint me trouver.
« Monsieur ? Le convoi est prêt, nous vous attendons.
_Bien, je pars dans l’instant. J’aimerais finir vite. »
En sortant, je suis passé devant un miroir. J’ai vu cette silhouette grande et maigre, vêtue d’une longue robe pourpre, arborant ses lunettes et sa longue chevelure bleue de nuit. Je m’allumais une cigarette, et je descendis les marches.



Nous avancions tranquillement. Le convoi était constitué de prêtres, de paladins, de quelques écuyers, et de moi-même. L’un des paladins, était d’une compagnie fort agréable. Cet homme, contrairement aux primates dégénérés qui m’entouraient et constituaient le gros de la croisade écarlate, semblait être d’une certaine éducation et possédait un esprit affuté, c’était surtout un vieil ami avec qui je jouais souvent aux échecs. Une relation mêlée de complicité et de rivalité intellectuelle nous liait. Il me parlait de théologie, de physique et de cryptologie, quand je lui contais la philosophie et la littérature. Il appréciait mes travaux et considérait que la science et la foi ne devaient pas être deux écoles opposées.

J’appréciais sa tolérance, et son dévouement quand mes recherches m’emmenaient loin de mon foyer, il s’occupait de Frey, qu’il adorait énormément. Il ne fumait ni ne buvait, et me reprochait énormément mes vices quant au tabac. Nous refaisions alors le monde avec nos mots savants, l’odeur de mon tabac nous accompagnant, et expliquions les mystères avec le verbe du savoir. Grâce à lui, j’oubliais les primitifs que nous devions encadrer, ces caricatures grossières d’êtres humains qui éructaient bruyamment et se soulageaient impudiquement, infligeant l’odeur persistante de leur bêtise crasse à ma personne.
Nous allions bientôt arriver, et cela n’était pas plus mal. Soudainement, mon ami mit la main au fourreau :

« Attention ! Ils sont là. »

Nous avions été encerclés par une horde de créatures, le Fléau était au contact. Engageant le combat, j’ai eu un éclair de lucidité. Je me foutais de la mission. Je voulais juste revoir ma femme et mon enfant.
La bataille faisait rage, les craquements des os broyés par les armes rivalisaient d’intensité avec le crissement des armures éventrées.
« Derrière toi ! » hurlais-je à mon compagnon d’infortune, qui eut le temps de parer l’assaut d’une des créatures avant de répliquer et que je ne la mette au tapis en lui assénant une violente vague ténébreuse.
« Tout va bien ?
_AAZZ !! ATTENTION ! »


Il y eut un léger craquement. Je sentis une pression dans l’échine. Je me suis retourné, et les yeux de ce mort vivant me regardaient d’un air satisfait. Puis un éclair de lumière. Et plus de mort vivant. Je marchais, titubant, quelques mètres, avant de m’effondrer, l’abdomen transpercé par une griffe qui s’était brisée. J’avais mal. Je me souviens m’être évanoui sous la force de la douleur. On me réveilla, j’étais étendu sur le dos. Le visage de mon ami pendait au dessus du mien et s’affairait à me donner un minimum de réconfort.

« Tiens bon, je vais te soigner, ne t’inquiète pas !
_ Merde… Mes clopes…
_C’est pas le moment !! Arrête tes conneries et cesse de bouger !
_Inutile, dit un membre de la croisade écarlate, il doit mourir ici, c’est écrit.
_Au diable les écrits ! Il doit vivre !
_Hérétique ! Il n’y a rien à sauver ! Cet homme devait mourir au nom de la lumière.
_Comment ?
_ Ses travaux de recherches sont d’une impiété avérée, sa rédemption par la douleur est un premier pas vers l’absolution, nous irons ensuite chez lui confisquer ses travaux.
_Mais enfin, ce n’est pas une absolution ! C’est une condamnation !!

_C’était écrit.
_S’il vous plaît… Une… Cigarette…. »

Mon ami mit une cigarette à ma bouche et l’alluma. J’étais condamné, alors autant se faire plaisir une dernière fois. J’allais donc mourir au nom d’un principe en lequel je ne croyais pas. Mes recherches auront été vaines.
Je tirais dans ma cigarette. J’avais promis à Ifalna que j’arrêterais. Ironie du sort, c’est ce qui risque bien d’arriver. J’avais posé mes mains sur ma poitrine, jointes, protégeant ce pendentif que mon unique amour m’avait offert peu après notre mariage. Une légère brise caressa mon visage et la cendre de ma cigarette s’en détacha. Tombé au champ d’honneur, dira-t-on. Une mort digne. Conneries, il n’y a aucune mort qui puisse être digne. Ma cigarette tomba de ma bouche et s’éteignit sur le sol.

« Je suis à terre, mourant, je m’en vais joindre le néant. Je pense à toi, Ifalna, je pense à toi, Frey. Vous qui m’attendez en rêvant, je vous aime et vous aimerais encore. Personne ne m’accompagnera dans ce voyage. Je voulais vivre avec vous et voir vos doux visages rayonner de vos sourires, Je voulais mourir dans tes bras, je suis mort lors d’une bataille pour laquelle je ne luttais pas, pour une cause qui ne me concernait pas. »



« Aujourd’hui, j’ai perdu un ami. Sa dernière pensée fut pour sa femme qu’il aimait plus que tout. J’ai pris son corps encore tiède, le corps de cet homme à l’esprit affuté. Baigné de la tendresse des siens, cet homme pour qui découvrir les secrets du monde n’était qu’une question de temps. Aujourd’hui, j’ai vu l’injustice de mes yeux, je l’ai senti se graver dans mon cœur. J’ai transporté la dépouille d’Aazzlaaroth jusqu’à chez lui, ignorant les ordres de mes supérieurs, et après avoir abattu le croisé qui m’avait empêché de sauver mon ami et frère d’armes. Ma vie finira bientôt, je sais que les hérétiques doivent être jugés et je l’accepte.
Aujourd’hui je pleure un frère, qui s’est éteint le visage serein malgré la douleur, adressant ses dernières paroles à sa fille qui l’attendait en rêvant, et qui allait bientôt perdre le sourire. Beaucoup de larmes à l’annonce de cette nouvelle. Je ne pourrais jamais apaiser la douleur que je venais d’infliger à ses deux femmes. Je m’en voudrais toute ma vie d’avoir rendu Frey si triste. Elle n’avait pas encore dix années que déjà elle connaissait les larmes du désespoir. Pardonne-moi…

J’ai béni le corps et l’ai transporté dans la clairière qu’il affectionnait, dans la forêt d’Elwynn. Je voulais que sa dernière demeure soit un endroit qu’il appréciait. Il emmenait souvent Ifalna et Frey ici, pique-niquer ou étudier la faune. Ici, il sera chez lui. Alors que je creusais la sépulture, je parlais à mon ami, j’en avais besoin. J’avais besoin de lui dire combien j’étais triste de voir qu’il avait été sacrifié tel du bétail sur l’autel de la folie des hommes. Je voulais refaire le monde une dernière fois…
« Tu sais Aazz, Je pensais que ce serait la cigarette qui te tuerait. Je suis désolé de t’avoir ennuyé avec ça. Pardonne-moi… Tu as servi de prétexte à la folie meurtrière de certains, et je n’ai pas su empêcher cela. Tes travaux entraient dans le cadre de l’anathème, mais au nom de la science et de l’humanité, tu te devais de les produire. Et tu as injustement payé le prix de ta curiosité. Tout ça n’est pas juste mon ami… »

Je priais le corps maintenant mis en terre. Des prières sans convictions, des prières de désespoir. Alors que j’enterrais le corps, les bruits de mes pelletées étaient perturbés par mes gémissements. Les larmes coulaient sur mon visage et venaient caresser le corps du défunt, bientôt rejointe par les larmes du ciel lui-même. La pluie et mes larmes se mélangeaient dans le trou à mes pieds. Dans ma colère, j’ai cru cette pluie cynique et méprisante. J’ai cru qu’elle pissait sur la bêtise de ses fidèles. Mais en réfléchissant, peut être pleurait-elle réellement l’injustice et la tragédie. »

Témoignage d’un exilé.






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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Léaxxaél le Jeu 26 Mai - 13:49

Où suis-je ?
….
Je ne peux pas bouger… Où est le sol ? Est-ce… Le néant ? Mais que s’est-il passé ?

« Aazzlaaroth ! Tes travaux impies entraîneront ton châtiment, tu connaitras la rédemption par la douleur ! »


Vermines…


Les souvenirs de ma vie défilaient devant mes yeux. J’étais de l’autre côté, dans l’attente d’une fin qui ne viendrait pas. Je voyais mon tourment, je voyais mes espoirs, je voyais mon avenir se désintégrer devant moi, sans que je puisse y faire quelque chose.
Je voyais le monde sans moi. Je voyais que mon avenir était en suspend.

« Mon chéri, cette robe est magnifique, la petite va adorer.
_Bah… il reste encore à faire. Tu as terminé de lui faire les barrettes ? Son anniversaire approche tu sais.
_Mais oui, ne t’inquiète pas. Elle sera la plus belle pour ses dix ans, juste quand tu reviendras de ta mission.
_Effectivement, ça tombe bien n’est ce pas mon amour ? »

Tous mes souvenirs… Tout se mélange…

« Papa regarde ! Cette fleur est bizarre !
_Effectivement, c’est une pâlerette. C’est assez rare d’en voir en cette saison.
_Mais pourquoi y en pas partout ? Ca serait beaucoup plus joli !
_Tu sais Frey, les fleurs sont comme les petites filles, si il y en a partout, ce n’est plus vivable.
_Mais hé !
_Je plaisante ! Tiens regarde là bas, il y a des mûres. Je suis sûr que ta maman appréciera qu’on lui fasse une pâtisserie avec.
_Je t’aime Papa.
_Moi aussi ma chérie. »

Frey…. Ton sourire me manque déjà….

« J’aimerais que tu arrêtes de fumer, chéri.
_J’aimerais qu’on me laisse travailler tranquille.
_Et tu as besoin de ça pour travailler.
_Non, j’en ai besoin pour réfléchir et pour éloigner les enquiquineurs. Allez allez, mon amour, je te revois tout à l’heure.
_ Il est incorrigible… »

Ifalna…

« Alors Aazz, tu vois que le bleu nuit te va bien !
_Personnellement, j’aimerais que vos trucs de femmes vous les testiez sur quelqu’un d’autre, j’ai du travail MOI.
_Ne sois pas si impoli. Et lâche cette clope !
« Jamais ! C’est déjà assez frustrant comme ça. Je ne vais pas en plus m’infliger ça. Retourne à ta lumière et laisse moi avec cette… cette euh…
_On appelle ça une coloration.
_Moi j’appelle ça une humiliation. Mais c’est vrai que ça me va bien. »


Mes souvenirs…Tous… ils disparaissent… Je ne veux pas vous oublier… je veux sentir votre chaleur.

« Papa ! »

Je voyais la maison en flammes, Des hommes frappaient ma femme. D’autres entravaient ma petite fille. Tout brûlait. Mais quand est-ce arrivé ? Non… Ce n’était pas un souvenir…

« PAPA !!! »
… Frey…

« Si tu braves l’interdit de la mort, Aazzlaaroth, tu te damneras, tu ne seras plus que l’ombre de toi-même. Et tu erreras entre deux mondes. Honnis par les vivants, et refusé par les esprits. Ton tourment sera éternel.
_La ferme, je dois les aider.
_ Je peux te donner une aide…
_Laquelle ?
_La vengeance… Mais tu devras en payer le prix, Aazzlaaroth.
_rien à fiche de ton prix.
_La lumière t’as volé la vie, et elle te prend maintenant les tiens, souhaites tu te venger ?
_... Bien sûr…
_Alors collecte des âmes et fais en ton commerce. Envoie-moi les âmes de ceux qui servent la lumière, et offre-leur le tourment qu’ils t’ont infligé !
_Et à qui ais-je l’honneur ?
_Tu dois bien t’en douter… »



J’avais une nouvelle raison d’être, il ne me restait plus qu’à ravager le monde, semant la désolation.
« PAPA !!!! »
Les cris de Frey me brisaient le cœur, assourdit par le crépitement des flammes, j’entendais, résonnant tel un écho, les prières litaniques de la vermine écarlate qui se repaissait du feu du juste, finissant leur travail. Les chiens aboyaient, et je percevais ma femme et ma fille, qui ne pouvaient pas sortir de la maison en flammes.
« Sortez… SORTEZ !! »
Je basculais, je voyais le désespoir, je voyais la rage. Ma rancœur était telle que l’esprit désincarné que j’étais semblait avoir un impact sur le monde physique. Les poings serrés, le visage crispé j’ai ouvert les yeux…



Un bruit assourdissant, et l’obscurité fit place aux flammes vertes de ma colère. Ma sépulture avait volée en éclat, Le vrombissement des flammes frappait mes tympans, et ma peau inexistante à présent avait été calcinée dans ma rage. Je brûlais intérieurement, et avant que je ne me rende compte, je marchais, droit comme un i, vers la forêt d’Elwynn. Mes vêtements étaient en cendre, et seuls deux feux follets d’un vert émeraude éclatant habitaient mes orbites vides. Seul signe d’une conscience à l’intérieur de ce corps osseux. J’avançais machinalement, sans croiser âme qui vive, flétrissant les plantes sur mon passage et faisant paniquer les animaux. Pas un bruit. La vie était abolie dans mes environs. Comme si je forçais le silence, l’immobilisme complet.


Arrivé à la maison où je pensais sauver les miens, je ne vis que décombres. Les ruines de ma vie étaient là. Deux corps gisaient sur les cendres de mon passé, sans aucun vêtement, le visage difficilement reconnaissable. Je discernais des restes de cordages noircis les reliant à la table de bois massif de la cuisine.
« Les monstres… Que vous ont-ils fait… »

En murmurant ces paroles, j’ai pleuré les dernières larmes de tristesse, finissant de dessécher mon cœur, brûlant maintenant des flammes de l’amertume. La folie ou la détermination ? Je ne sais. J’arrachais les derniers lambeaux de peau qu’il me restait sur les os, reniant mon humanité de façon symbolique de façon éternelle. Ils devaient payer ce qu’ils avaient fait. Ils ALLAIENT TOUS payer !
Je réfléchissais, et soudain une chose m’apparut : J’avais compris pourquoi les fragments d’âmes avaient un défaut. Il n’y avait pas d’âmes pures.
« Personne… N’est innocent… »

« Je suis vainement damné, et maintenant je dois me venger. Je viens réclamer le prix de la vie dont on m’a amputé. Je suis la réponse armée à votre fanatisme. Je suis le cri des âmes privées de lumière. Regardez ces yeux verts sombres qui jalousent les vivants. Vous avez ce que je n’ai plus et n’aurais plus jamais. Petit à petit, j’oublie ces sentiments. Petit à petit, la désolation m’emplit, et je la répands autour de moi. Je capturerais vos âmes de serviteurs lumineux et la vendrait aux forces démoniaques. J’emporterais des gens au hasard avec moi, afin de vous forcer à venir à moi. Il y aura beaucoup de victimes, mais cela n’a aucune importance, car personne n’est innocent. Mon cœur est tel un soleil noir qui brûle d’un éclat assombrissant toute chose autour de lui. Vous, serviteur de la lumière, m’avez engendré, et maintenant vous me traquez pour réparer votre erreur. Mais vous êtes les seuls responsables. Vos préceptes hypocrites et vos mensonges permanents ont fait de moi un assassin, mais messieurs les serviteurs de la lumière, vous l’êtes tout autant. Je vendrais vos âmes et cracherais à la gueule de la vie. Je vous méprise et vous hais. Merci à ceux qui ont voulu me voir enterré. Je suis à présent relevé, je cherche des réponses à une question qui n’existe pas. Quelle est ma raison d’être ? Suis-je encore vivant en prouvant que j’existe par moi-même uniquement ? Vous qui tuez sans sourciller, je vous apporterais de mes maléfices, l’effroi véritable. Afin que vos cœurs et vos esprits soient à jamais imprégnés de ma souffrance. Et que jamais vos âmes ne trouvent la paix. »

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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Léaxxaél le Jeu 26 Mai - 13:52

Voilà, fin du pavé, je vous souhaite tout de même une très bonne lecture à vous tous.

ne déplacez pas ce topic ou sinon je frappe.
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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Neexes le Jeu 26 Mai - 18:01

T'as déjà pensé à faire du RPG sans blaque O_o ?

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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Léaxxaél le Jeu 26 Mai - 20:48

-^^- J'en ai fait durant trèèèèèès longtemps^^

Et je joue en rp depuis mes débuts sur wow alors forcément, mon démo, il a eu le temps d'avoir eu une histoire, et je vous la partage avec plaisir.^^
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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Isi le Ven 27 Mai - 8:34

Vraiment sympa, et bien écrit en plus.

on en veux encore quoi ^^'
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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Pretrix le Ven 27 Mai - 9:56

1- Belle Lecture
2- Jolis écrits
3- Sans trop de fautes
4- J'ai pris plaisir

Continue à nous faire des RP ! J'adore !

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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Léaxxaél le Sam 28 Mai - 12:48

Merci Pretrix ^^

Triste histoire que celle d'Aazzlaaroth, mais mes vieux potes avec qui je faisais déjà du rp avant d'arriver sur Paragon m'ont encouragé à la publier, tant elle les avait touché. Merci en tout cas de vos posts, cela m'encourage à écrire de nouveau.^^
J'ose espérer que cette histoire vous aura touché et fait changé de regard sur mon démoniste que l'on adore détester.

Je travaille actuellement sur un autre récit, celui du mythique combat opposant la pretrix team et sapphiron, ou quand Iliden, Vargan, Pretrix et Eolie se sont retrouvés devant l'un des symboles du fléau les plus horribles qui existent.

J'ai quelques cartons à faire encore << j'ai appris que je déménageais aujourd'hui et je dois cartonner un appart entier, on vient pour 16h, ce qui m'en laisse encore eux... enfin bref ^^'.

Sur ce, je vais réfléchir à mon nouveau récit, dans lequel iliden, arrogant et casse-cou, ira blaster le tas d'os, ou le grec se fera tarter la gueule, ou le rigide et discipliné Pretrix mettra sa foi à l'épreuve et ou la novice Eolie (mais qu'est ce qu'elle foutait là d'ailleurs?) va devoir montrer qu'elle aussi est une force avec laquelle il faut compter.

Fin du spoiler, je vais laisser mariner ça^^ :p
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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Vargan le Sam 28 Mai - 13:44

Rhoo mais on ne tarte pas la gueule d'un grec...A tout casser ses fesses Very Happy

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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Cladixe le Ven 3 Juin - 10:08

J'ai adoré ! Ton rp est bien recherché bien écrit, je me suis éclaté à le lire. Dans les deux sens du terme les yeux on voit bien que c'est toi qui a écrit devenir un pgb comme moi
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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Ranea le Ven 1 Juil - 0:50

Très bien écrit, émouvant, rempli de haine mais j'adore ^^ !

Ranea Approuve.

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Re: [Récit] Anima Genesis.

Message par Mey le Ven 1 Juil - 19:16

Chouette j'aime bien ton histoire mais elle est trop triste... sniiiiiiifff Sad

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Re: [Récit] Anima Genesis.

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